ANDRE KERTESZ AU JEU DE PAUME

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ANDRE KERTESZ AU JEU DE PAUME

André Kertész
28 septembre 2010 - 6 février 2011
8,50 euros

Les expositions du Jeu de Paume sont toujours originales et avant-gardistes (vu - Pierre et Gilles, Cindy Sherman, Planète Parr.. c’est dire..). Je ne manque pas leur formidable programmation.

Les photographies de André Kertész (1894-1985) sont audacieuses et créatives pour son époque. Il est précurseur dans sa vision, notamment dans ses photos de nus «Les distorsions». Il dit qu’elles lui permettent de «donner à penser». C’est d’ailleurs dans un magazine de charme, «Le sourire», qu’elles sont publiées.
D’origine hongroise, il vit à Paris puis à New York pendant près de 50 ans. Henri Cartier Bresson l’a considéré comme un de ses maîtres. De son enfance, il garde un goût pour les choses simples. Il met en scène son jeune et athlétique frère, Jenö puis, plus tard, sa femme Elisabeth. Mobilisé pendant la guerre, il photographie les soldats dans leur vie de tous les jours. A Paris, parlant mal le français, il vit avec d’autres compatriotes émigrés. C’est là qu’il rencontre la danseuse Magda Förstner (Satiric Danser - 1926).
Kertész vit à New York de 1936 à 1985, il ne cesse de photographier «dans» la ville, plutôt que la ville elle-même. Le nuage égaré (1937) reflète sa mélancolie New-Yorkaise.
Ce n’est que lorsque que le photographe prend sa retraite que sa carrière est enfin reconnue. En 1963, sollicité par la revue «Camera» pour un portfolio, il fait une sorte d’inventaire de son oeuvre et obtient des expositions à la Biennale de photographie de Venise et à Bibliothèque nationale de Paris. La mort de son épouse Elisabeth, peu avant son exposition au Centre Georges Pompidou l’amène au Polaroïd. Il dédie Elisabeth les 53 Polaroïds de son petit livre «From my window».

«Ma photographie est vraiment un journal intime visuel. C’est un outil, pour donner une expression à la vie, pour décrire ma vie, tout comme des poètes ou des écrivains décrivent les expériences qu’ils ont vécues. C’était une façon de projeter les choses que j’avais trouvées.» André Kertész.

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