Edvard Munch

mon avis: 
4
Edvard Munch

Edvard Munch
L'oeil moderne
Centre Pompidou
19, rue Beaubourg - Paris IV
ouvert tous les jours sauf le mardi de 11 heures à 21 heures
Tel : 01 44 78 12 33
jusqu'au 9 janvier 2012

Il faut prendre le temps de comprendre le travail d'Edvard Munch pour pouvoir l'apprécier. Etant passée voir l'exposition en coup de vent, je l'ai trouvée un peu terne et n'ai pas compris grand-chose à la modernité de l'artiste. C'est grâce à une visite privée que j'ai pu percevoir la force de la peinture d'Edvard Munch et son influence sur des artistes tels que Jasper Johns, Warhol ou Baselitz (une fabuleuse exposition a lieu également actuellement au Musée d'Art Moderne).

Né en 1863 au Nord d'Oslo en Norvège, Edvard Munch reçoit une éducation stricte et religieuse. Sa mère meurt à l'âge de 30 ans de tuberculose et il est recueilli par sa tante qui lui donnera le goût du dessin. Mais sa soeur Sophie décède de la même maladie en 1877.
Cet événénement tragique lui fit peindre L'enfant malade (la critique de l'époque fut choquée par le côté gratté pour exprimer sa douleur - du jamais vu).
L'artiste a besoin de sans cesse progresser et c'est pour cela qu'il éprouve le besoin de peindre plusieurs fois le même thème comme
Le Baiser (10 tableaux différents) ou Le Vampire (12). Les magnifiques oeuvres Le soleil et même La nuit étoilée rappelle la fulgurance d'un Van Gogh. Ne cherchez pas Le Cri dans l'exposition, il n'y est pas car peint plus tard en 1893.

En 1896, il fréquente le dramaturge Auguste Strinberg et  à travers le cercle du Mercure de France : Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Paul Verlaine ou Oscar Wilde.

Cet artiste touche à tout s'est également passionné pour le cinéma, la photo et la presse illustrée. Munch a travaillé sur les décors des Revenants d'Ibsen mis en scène par Max Reinhardt au Deutsches Theater de Berlin ainsi que sur la frise du hall du théâtre. 

En 1897, il rencontre Mathilda Larsen dite "Tulla" avec qui il entretient une relation passionnelle. Lors de leur rupture, elle le blesse à la main gauche avec un revolver. Les deux versions de La mort de Marat évoqueront cet incident qui le marquera profondément.

Pendant la guerre de 40, la orvège est envahie par les nazie avec qui Munch refuse tout contact. Son art sera catalogué "dégénéré".

Cet artiste moderne et précurseur meurt le 23 janvier 1944 d'une pneumonie. Il a légué son oeuvre à la ville d'Oslo.

A voir bien, sûr. N'oubliez pas de lire le hors-série de Beaux Arts magazine pour mieux percevoir l'artiste et son oeuvre (8 euros).

A voir aussi dans la salle en bas à droite du Centre Pompidou, les Polaroids de Cyprien Gaillard, lauréat du Prix Marcel Duchamp 2010. Cet artiste vidéaste trace l'utopie des paysages urbains de la Russie soviétique. Ses polaroids pris aux quatre coins du monde forment des mosaïques et suivent la répétion des formes dans des civilisations que des millénaires séparent.
Petite mais très belle exposition. A ne surtout pas manquer !

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